Stéphane Henneberg

Stéphane Henneberg

jeudi 30 septembre 2010

Cache cache avec l'Oie cendrée


Elle est maligne et il faut attendre quelle se montre........ la patience paye................



mercredi 29 septembre 2010

Le canard Souchet est de retour


L'été est bien fini avec le retour à verbois de ce canard, il n'a pas encore les belles couleurs mais ça va venir avec le froid...... Plaisir de voir une Oie cendrée elle vient du nord et elle a fait beaucoup de kilomètres, dans quelques jours elle partira sur l'Espagne....









lundi 27 septembre 2010

Rencontre du jour


Plaisir de la nature







dimanche 26 septembre 2010

dans le bleu du matin


Les cigognes ont fait escale 2 jours sous nos latitudes. Elles manquaient de soleil et de courants chauds pour repartir.
Les photos prises sont celles du dernier matin avant leur envol.


Pour Steph, véritable passionné ..


Cigogne, si belle,
Ouvre ton aile à moi sans vergogne.
Je voudrais que tu restes encore
et que tu me racontes ce que tu vois de là-haut.

Je voudrais que tu me mettes dans le secret des Dieux.
Tu ferais de moi plus qu’un homme.
Tu ferais de moi un Dieu.

Mais déjà tu t’envoles.
Tu n’es plus qu’une infime courbe noire dans le ciel.
Je te souffle d’en bas, comme on soufflerait un cil tombé des yeux
et je fais le voeu .. que tu me reviennes, ma belle.


texte : Laura Maxwell

















samedi 25 septembre 2010

Images du jour


La pluie et le ciel gris au rendez-vous ce samedi





La panoramique du jour


vendredi 24 septembre 2010

Attendre l'oiseau .....


Quelques rayons de soleil aveuglant et des nuages bien épais qui assombri la lumière ....









Un Héron cendré en basse lumière......


jeudi 23 septembre 2010

Une Corneille bizarre


Belle rencontre avec une Corneille hybride (c'est le croisement d'une corneille mantelée et d'une noir)





Une Buse variable au décollage


mardi 21 septembre 2010

Retour à Sionnet


Petit passage au coucher du soleil pour les nouveaux arrivants.







dimanche 19 septembre 2010

Un matin avec les cigognes





récit de steph, adapté par Laura Maxwell

Dimanche, la lumière blanche de l'aube me réveille.

J'ai dormi dans ma maison secondaire, ma voiture.
Je suis courbaturé de son lit inconfortable.

A travers le pare-prise embué, je distingue les cigognes qui se tiennent élégantes, à la même place qu'hier soir.

Le village dort encore, tandis que le soleil se lève derrière les Voirons. Les premiers rayons réchauffent les plumes de ces oiseaux princiers, les invitant à leur toilette. Je me demande si le travail est aisé avec un si long bec...

Une première brise décoiffe quelques plumes et donne le signal du départ. Les premières décollent, tandis que les autres suivent. Aucune ne sera oubliée.

Je les regarde, aspirées par les ascendances, s'éloigner dans la lumière dorée du matin.

Passé le Vuache, elles ne sont plus que des infimes cils noirs dans le fond du ciel.

Au revoir oiseaux princiers..

Il me tarde déjà de vous revoir, mais je reste serein, car votre retour est inéluctable.

















La fameuse panoramique


samedi 18 septembre 2010

Un samedi sur terre

Samedi 18 septembre, je pars de Troinex pour rejoindre le Collectif du Défilé de L'Ecluse en bas du Vuache. Il faut compter les oiseaux pour la LPO (ligue pour la protection des oiseaux). Avec des jumelles ou des longues vues, il faut identifier les oiseaux qui passent le col. La plupart des rapaces sont des migrateurs qui repartent au sud pour passer l'hiver.

Le ciel très lumineux, presque blanc, rend le comptage difficile.

Les oiseaux retournent dans le sud emportant dans leurs plumages les dernières lumières de la fin de l'été. Ils passeront l'hiver dans le sud, tandis que nous autres sédentaires resteront dans le froid.

Les yeux dans les nuages, je les regarde partir loin d'ici. Je sais qu'ils reviendront au printemps, leur plumage plein de senteurs chaudes du Maghreb.

Les milans noirs sont déjà passés au dessus de nos têtes ; c'était en août, le premier signe volatile de la fin de l'été. Ces jours, c'est le tour de leurs cousins royaux. Nous sommes en septembre. Je les observe qui se laissent aspirer par les courants thermiques, tels des ascenseurs les entrainant par dessus les reliefs montagneux.

Les buses partiront en octobre. En attendant le grand départ, elles conservent leur énergie et planent dans les thermiques.

Je sais que les cigognes passent en septembre. Pourtant, je n'en ai vu aucune de la journée.

Je regarde les façades rocheuses du Salève, éclairées par les derniers rayons.

C'est un samedi sur terre. Le monde prépare sa soirée, tandis que je me tiens debout, le nez planté dans le ciel, mes lunettes d'approche autour de mon cou, comme une seconde peau. Il faudrait que je rentre.




Et là, des ombres noires vers les cimes du Salève, à peine visibles, semblent se diriger vers moi. Un mirage du crépuscule sans doute, pensé-je. Je prends mes jumelles. Ce sont elles.

Elles se rapprochent toujours plus. Je peux les photographier. Vont-elles passer de l'autre côté du massif du Vuache ?

Leurs ailes, comme des toiles de soie déchirées, font demi tour. Elle repartent vers le Salève. Elles disparaissent quelque part au loin dans un champ.

Elles cherchent sans doute une place pour la nuit. J'aimerais tant les retrouver.







Je fonce à travers villages et champs sur des pistes caillouteuses, une main au volant, tandis que l'autre agrippe les lunettes. Les vitres baissées. Si je pouvais rouler avec la tête dehors, je serai heureux.

Des champs, encore des champs et pas de cigognes.
Je croise des tracteurs au repos le long de clôtures désertées, des habitants pressés, des toits de tuiles, des haies envahies de mûres gorgées de soleil, mais toujours pas de cigognes.

Où sont-elles ? Où se cachent-elles. Le crépuscule s'assombrit.

Et puis tout à coup, au dessus de ma tête, elle est là seule et gracieuse.
Je freine un grand coup. Mon coeur bat la chamade. Je ne veux pas la perdre, car elle me conduira aux autres. Une cigogne n'est jamais vraiment seule.


Je marche sous elle, et puis soudain, à l'orée d'une forêt, elles sont là, essayant de se poser en vain sur une antenne électrique. Il n'y pas assez de place pour toutes. Alors, elles volent un peu plus loin.














Je les rejoins. Elles se tiennent sur le faîte d'un toit aux tuiles oranges, celui d'une ferme isolée. Quelques unes ont choisi le grand arbre du jardin. Chacune à trouver une place pour la nuit.

La mienne cette nuit sera à leurs côtés.

Texte poétisé par Laura Maxwell

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